L’Hiver vient…

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Quand elle tombe, peu importe que je sois au taf ou pépère devant de la cheminée, je pourrais rester toute la nuit à la regarder par la fenêtre…Pour être sûr qu’elle tiendra jusqu’au matin.

Quand tout est recouvert d’un épais manteau blanc et que je suis le premier à marcher dans la poudreuse dans le silence hivernal du petit matin je jubile, quand tout est bloqué et qu’il faut pousser les bagnoles pour sortir du parking,  je suis euphorique ! Comme si je sortais de chez l’anesthésiste…

Quand elle fond je déprime ma race comme un lundi de rentrée scolaire !

La neige me rend fou, depuis mon enfance Savoyarde jusqu’à aujourd’hui, quand la neige se pointe je bascule…  Je bombarde tout ce qui bouge de boules de neiges, les vieux, les gosses, les chiens, les chats, je suis sans pitié, je construit des igloos, je dessine des zizis et des yeux sur les pare brises…

Et le temps n’arrange rien à l’affaire,

J’aime la neige !

 

 

CaLé

 

 

Vi Veri universum vivus vici !

Cette fois on y est les enfants, c’est le moment de ressortir mon plus beau crayon, taillé pour l’occasion, une arme de choix contre un adversaire coriace, omniscient et imprévisible:

l’ignorance.

Depuis tout ce temps qu’on la sent arriver cette gifle, depuis 18 ans qu’on me rit au nez, qu’on  m’affuble du titre honorifique de complotiste.

Je lève mon verre à l’arnaque du Référendum sur la constitution Européenne en 2005, le jour où j’ai compris pour mon malheur que ce n’était pas Mickey le patron à Disney land, mais bien ce bon vieil Oncle Picsou.

L’argent fait tourner le monde comme un putain de parc d’attraction, mis à part que le concept est plus proche du style Paul Verhoeven que de la Reine des neiges.SCAN0071

 

Moi depuis tout petit, comme un con je me méfiais des méchants Rapetous, ces bandits du dimanche un peu trop facile à repérer dans leur genre, qui venaient semer le chaos gratuitement sur mon manège favori, je ne me doutais pas qu’au final, tout le monde avait le même patron.

Tout ce temps à passer pour des branques parce que nous, les méchants négationnistes, les marginaux, on osait dire que le gouvernement était faisandé, pourri jusqu’à la moelle, plus corrompu qu’un jury Miss France… Années après années, élections après élections, déceptions après déceptions. Aujourd’hui la v’là belle notre ‘Marianne’, mise à terre le nez dans 50 ans de merde polluée après avoir été constitutionnellement violée, humiliée, rackettée puis gazée et matraquée…

Elle qui se voulait laïque, le voile de l’illusion démocratique s’est déchiré, les Français se sont enfin rassemblés.

Il était temps !
Alors quand je dis ‘rassemblés’, je vais ponctuer d’une petite touche de nuance, si on tient compte de la complexité de l’actualité, le mot est un peu fort… Pas trop d’optimisme d’un seul coup, quand on n’est pas habitué ça monte à la tête !

Il y a certes une prise de conscience plus ou moins générale d’être dirigé par une belle bande de manches à couilles, ça c’est acquis… Même si le mouvement des gilets jaunes est soutenu par une majorité de Français, il est aussi largement critiqué…

Globalement en France on est les plus forts pour gueuler quand ça ne va pas… c’est à dire souvent ! C’est même là une de nos plus belles traditions, mais pour se positionner face à une idée novatrice, voire s’engager dans une nouvelle dynamique, même positive… Là c’est plus compliqué, faut croire que comme toutes bonnes poulettes que nous sommes, même si on a conscience de vivre les pieds dans la merde, on préfère garder nos bonnes vieilles habitudes, on s’y sent un peu chez nous au fond. L’inconvénient c’est que dès qu’un petit malin remue un peu des pieds, ça nous fait remonter l’odeur jusqu’au nez, faut comprendre le râleur standard, c’est désagréable…

Dans ce cas la basse cour se divise en deux camps, ceux qui s’indignent et ceux qui râlent 

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Alors dans ce cas précis, la merde a bien été remuée c’est un fait, mais de là à parler d’unité nationale, il faut le dire vite…

Pour ma part depuis le mois de novembre 2018, date de l’ouverture de la chasse aux ripoux dans nos belles régions, j’ai pris le temps de la réflexion, déjà parce qu’il n’est jamais bon de réagir à chaud quand on prend une info choc en pleine poire et surtout parce qu’il est bien plus sage d’avoir un peu de recul pour savoir de quoi on parle… Sinon on ferme sa gueule et puis c’est tout.
Quand on cause ‘gilets jaunes’, nous avons tous en tête les images diffusées en boucles sur BFM TV, trois scooters qui brûlent, un boxer qui tabasse un CRS, des vitrines cassées, des magasins pillés ! Parfaite illustration par ‘nos‘ médias de 9 semaines de manifestations de colère incontrôlable, sans revendications claires, finissant invariablement par des violences et des dégradations…

Eh oui Françaises, Français, l’insurrection c’est moche… on a bien pigé le message, sauf que nous avons aussi tous vu d’autres images via les seuls médias vraisemblablement libres de toute censure :

Les réseaux sociaux.

Ces mêmes réseaux qui sont à l’origine de ces rassemblements spontanés, ceux-là racontent la même histoire, mais d’un point de vue sensiblement différent.

On y voit des centaines de milliers de manifestants, retraités, chômeurs, actifs, jeunes, vieux, blancs, bronzés, femmes, hommes, travestis, parents, enfants, chiens, hamsters tous au bout du rouleau, tous en colère mais pacifiques.

On se souvient des débuts un peu boiteux, tous voulaient investir les rues sans savoir vraiment quoi faire, certains groupes ont fait des erreurs, ils ont bloqué des routes ou des commerces quand ils auraient pu bloquer des institutions mais tous avaient en commun cette même volonté d’agir.

Quand aux groupes qui se sont montrés plus ‘radicaux’, notamment à Paris, en excluant la participation de quelques racailles, autres flics en civils et hooligans du samedi, les vrais manifestants n’ont souvent fait que réagir face à des attaques un peu gratuites et injustifiées des forces de Police qui avaient carte blanche pour déblayer les rues à grands coups de diplomatie.

Je ne suis pas expert en la matière, mais je suppose que si on se prend des tirs de grosse balles en caoutchouc qui piquent (surtout quand on vise la tête), de grenades anti-émeutes, de gaz lacrymogènes, de coups de matraques de 10h00 à 17h00, à la longue ça peut rendre d’humeur atrabile…

Pour tout dire, j’ai pu observer le mouvement de l’intérieur puisque depuis fin novembre 2018, je me suis engagé plusieurs fois sur une opération ‘péage gratuit’… illégale, condamnable, mais totalement pacifique.

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La première nuit j’ai débarqué en touriste sur le campement, j’ai rencontré des gens à qui je n’aurai certainement jamais adressé la parole dans la rue, non pas à causes de l’odeur où de leurs tronches mais parce qu’on fond je suis timide… Là, pas besoin de code sociaux tordus, j’ai juste enfilé mon gilet flashy à la mode, on ne m’a même pas demandé mon prénom

On m’a simplement dit « bienvenue et merci d’être venu« , on m’a offert un café et de quoi me restaurer. Trop poli j’ai d’abord refusé par pudeur, la peur de paraître intrusif face à ces gens qui se tenaient là depuis plusieurs jours, se relayant même la nuit.

On a prit le temps de causer, comme si on se connaissait déjà, entre collègues… Des échanges rapides et efficaces, sans filtres, une foi la pudeur dépassée je cherchais à comprendre l’organisation du mouvement, on m’explique que rien n’a été détérioré, la barrière est simplement bloquée, avec le concours officieux des agents de maintenance du péage, les caméras qui contrôlent les plaques sont baissées, on me dit aussi que le colonel de Gendarmerie a été prévenu de l’opération en cours et a répondu qu’il « prendrait tout son temps pour intervenir« , ça me fait sourire.

Plus loin une voiture de patrouille arrive justement sur le parking du péage, l’un de nous se présente à eux pour expliquer que notre action se déroule sans violence, on nous répond « vous prêchez des convertis« … Je souris encore.

Je décide alors de relayer cette fille qui fait le piquet depuis des heures sous la flotte en sortie de péage, pour guider, interpeller les conducteurs sur nos motivations, quand ils ont pas la trouille en nous voyant, mais ça reste rare.peage

 

Après 5 heures sous une pluie battante, rythmant le passage des bagnoles au son des klaxons de remerciement, je suis en transe, un peu humide mais je me sens à ma place dans un combat qui ne semble plus me dépasser. Je sais que notre groupe est assez mince, mais notre action est forte, nous faisons partie d’un tout et le but semble maintenant à notre portée. Il régnait là-bas une atmosphère électrique, je la sentais presque, la vibration du monde… On ressent la même ferveur que dans un de ces bars où l’on se retrouve pour un match de coupe, les abrutis de supporters ivres en moins. Tu prends cette énergie, et tu t’en sers à quelque chose d’utile… Il n’y a rien de mieux, mais je sais que je peux faire plus !
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Je suis revenu les fois suivantes avec des munitions, plus de 400 tracts distribués et je n’aurai manqué de me faire écraser que deux fois… On s’en sort pas si mal !trac

 

Aujourd’hui malgré le pacifisme entretenu par ses occupants depuis deux mois, le campement a été démantelé par les forces de l’ordre par arrêté préfectoral.
Le gueux moyen se demande:

Pourquoi une telle volonté politique et médiatique de discréditer ce mouvement qui se veut pourtant majoritairement pacifiste ?
La réponse est simple parce que les gilets jaune, pas aussi cons qu’ils en ont l’air, sont vite devenus dangereux …

Dangereux parce qu’ils ont vite compris que l’infâme pet de moule qui leur sert de Président ne changerai pas la donne, dangereux parce qu’ils montrent que leur gouvernement méprise le peuple, pire encore, que ce peuple Français n’a aucun pouvoir sur ses élus. Dangereux parce que les gilets jaunes savent que la solution n’est pas un faux débat national imposant des thèmes choisis à l’avance par des menteurs, la solution se trouve dans l’article 3 de la constitution, ils se sont donc rassemblé autour d’une revendication commune, le RIC

Dangereux parce que plus de 60% du peuple de France les soutiennent.
Puisqu’on en parle, j’aimerai éclaircir un point litigieux, un ressenti tout à fait personnel avec des individus qu’il m’arrive d’entendre exprimer gaillardement ce genre d’opinion :

‘Oui y’en à marre des gilets jaunes faut qu’ils arrêtent de nous faire chier avec leurs conneries !

Je tiens d’abord vous répondre que je vous respecte en temps que personnes et j’aimerai sincèrement être d’accord avec vous… Mais dans ce cas précis ça compilerait trop de connerie dans la même discussion, mathématiquement ça s’annule !

J’aimerai dire aux fidèles paroissiens du prêt à penser des chaines BFM, TF1 ou autres, que si l’esprit, la sagesse ou la subtilité ne sont pas innées chez vous, ayez au moins la délicatesse de vous démarquer par votre silence …

Ne vous trompez pas de cible, gendarmes, policiers, gilets jaunes, CRS, ou simples passants, commerçants victimes des blocages… Vous n’êtes pas ennemis mais citoyens du même pays, tous nés sous la même bannière, les mêmes mots gravés sur les frontons de vos mairies.

Vous pouvez continuer à ignorer ces milliers de gens qui se battent, pleurer sur ce que vous risquez de perdre en quittant votre petite zone de confort, mais par pitié ne dénigrez pas ceux qui résistent à l’oppression

Nous faisons tous partie de ce même monde, une planète sans étiquette politique ni frontière, juste celles que les puissants dessinent sur d’éphémères cartes en papier.
Ce monde n’est pas seulement le nôtre mais aussi celui de nos enfants, nous ne voulons pas que leur héritage soit bâti sur des cendres des mensonges et des coups de matraques, là où ne régneront que le pouvoir de l’argent, la tromperie et l’ignorance, un monde sans nature.

Une joyeuse chienlit !

Alors ceci étant rappelé, la question suivante se pose:

le mouvement des gilets jaunes est-il encore légitime ?

Bien sûr que Oui quelle question…

Parce que si l’appel, que dis-je, le cri de révolte lancé par les gilets jaunes face aux malhonnêtes de l’état, les invitant à bien vouloir se barrer pour nous permettre de basculer vers une véritable démocratie est on ne peut plus clair, son unique réponse concrète par la répression et le détournement de propos aussi lâche que méprisant l’est encore plus.

De fait, le seul responsable des tensions actuelles est le gouvernement, comme le disait Ricardo Flores Magón (1973 -1922) Écrivain mexicain, journaliste, révolutionnaire à ses heures, mort dans un bagne :

‘Ce ne sont pas les rebelles qui créent les problèmes du monde, mais les problèmes du monde qui créent des rebelles. La révolte c’est la vie, la soumission c’est la mort’
Qu’on soit bien d’accord, encourager la violence c’est pas beau, c’est caca boudin… Mais céder à la répression en rompant avec le mouvement, ou même accorder le moindre centième de degré de confiance à ces gens qui feront TOUT pour conserver le pouvoir serait pour nous une erreur monumentale.

Ils ne nous donnerons pas notre liberté, nous devons la prendre !

En 1789 « Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements » ont écrit :

« Art. 1er. – Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.                                                  Art. 2. – Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Art. 3. – Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Art. 4. – La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. (…)

Bien conscients de ne pas vivre dans le monde des bisounours, le peuple avait également prévu de protéger cet héritage d’éventuels loups déguisés en représentants des agneaux…

L’article 35 donnait donc au peuple le droit d’insurrection contre ses dirigeants : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.»

On s’est fait engourdir notre souveraineté populaire par ‘des bandits professionnels‘ qui ont bien pris soin de ne pas éveiller nos soupçons… Ce chaînon déviant de l’évolution, en latin l’Homo politicum a vendu notre nation à des banques privées, des actionnaires qui s’enrichissent sur notre misère, taxés pour travailler et consommer toujours plus de ressources, en héritant de surcroît de l’obligation de polluer…

Que faire ?

C’est pas compliqué, on ne vient pas juste quémander nos petites étrennes chez Tonton Manu et Tata Brigitte, nous devons changer notre constitution qui ne nous donne actuellement aucun pouvoir démocratique, si ce n’est de voter pour un souverain qui n’appliquera jamais son programme ( voir article précédent  ).

Nous devons EXIGER le droit inaliénable au Référendum d’Initiative Citoyenne ( RIC ) pour tous les citoyens et en toutes matières, c’est à dire:

Le référendum révocatoire = le pouvoir de destituer un élu qui ne remplit pas sa fonction.

Le référendum constituant = modifier, approuver ou rejeter la constitution.

Le référendum législatif= modifier, approuver une loi.

Le référendum abrogatoire=rejeter une loi.

La plus noble des luttes est la recherche de la vérité…

informer, c’est partager, c’est indigner, c’est éveiller…

Infos sur le RIC /ateliers constituants :

 

Association https://www.article3.fr/

Visitez aussi le site d’Étienne Chouard, Il travaille depuis 13 ans à la rédaction en groupes d’une nouvelle constitution, un travail titanesque et honorable que vous pouvez retrouver en cliquant sur ce lien.

Je finirai par une citation de je ne sais plus qui :

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

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Merci à celles et ceux qui ont pris le temps de lire, partagez, la connaissance c’est le pouvoir.

 

CaLé

 

Bruma

MON UNIVERS

La voilà qui s’enfuit, abasourdie par de soudains échos d’instabilité, l’année 2018 a crié son dernier jour de « révolte » s’achevant lentement dans le silence de la nuit.

Tandis que le monde se prépare à célébrer toutes sortes de traditions païennes au son des cloches, attendant le dernier compte à rebours pour effacer l’ardoise d’un baiser, l’horloge solaire a secrètement achevé son dernier tour d’aiguille… Nous avons passé le Solstice d’hiver, ce matin le soleil s’est levé sur un cycle nouveau, la Terre va peu à peu sortir des longues nuits ténébreuses pour retourner à la lumière.

C’est fascinant de voir comme les forces qui régissent l’Univers sont comparable à une existence sur Terre, pour ma part j’aime voir ma vie comme celle d’un corps astral suivant une orbite, croisant d’autres corps qui influencent sa trajectoire, ils se font tantôt attraction, parfois répulsion, capables de créer la vie, ou de tout détruire…

 

Depuis plusieurs années mon orbite à lentement changé, elle s’est éloignée, désorientée par de violentes collisions, au point que j’ai bien cru finir par dériver dans le néant…

Et puis il y a quatre ans j’ai croisé la trajectoire inhabituelle d’une jolie petite lune, ni elle ni moi ne tournons l’un autour de l’autre, on ne suit pas la même courbe mais nous gravitons irrémédiablement autour de la même étoile, animés par les mêmes vibrations d’espoir, de liberté et d’amour inconditionnel.

 

Le chemin vers cette étoile semble si long au point de départ d’une révolution, on se sent bien seul dans le vide glaçé de l’espace, je suis un explorateur spatial sans savoir où je vais ni qui je vais rencontrer, je ne peux que suivre ma route en me souvenant d’où je viens.

De nombreux regards se sont abattus sur notre rencontre, pour certains elle n’avait pas vraiment de sens, pour un autre elle demeure délictueuse et bâtarde…

A toi le bêcheur nocif branlant, le fabulateur de mes roustons, toi qui prétend vouloir nous nuire, m’exterminer moi et ma famille, je suis bien plus patient et plus fort que toi, un jour prochain le masque va tomber, ce jour là tu seras seul.

 

A toi la Lune de ma vie, dans le vide de l’espace infini je ne pense qu’à toi et à nos petits satellites.

A nos veillées d’été autour du feu, nos danses maladroites, nos conversations hautement philosophiques sur le sens de la vie, l’existence des extra-terrestres ou le rôle capital du reblochon dans la tartiflette, à nos cuites au sirop de violette, à nos étourderies chroniques, nos poubelles oubliées dans le coffre de la bagnole, à nos parties de ping pong où c’est même pas vrai que je t’ai laissé gagner !

A nos tentatives manquées de faire rentrer tes expressions inédites et ton lexique expérimental dans le Larousse, à nos combats pour faire changer le monde, à tes efforts dévoués pour me faire retourner mes chaussettes avant de les laver…

A nos enfants qu’on n’a pas eu ensemble, qu’ils nous comblent, nous manquent atrocement ou nous fatiguent, ils nous ressemblent.

 

 

à Nous, à notre révolution.

joyeux Solstice d’Hiver

 

 

 

CaLé